Etude du T-shirt malodorant – l’impact des phéromones sur le choix de notre partenaire

Je vous l’accorde, cette photo peut sembler bizarre…mais à vrai dire vous allez en comprendre son sens dès que vous allez lire ce que je vais vous écrire.
Est-ce que vous avez déjà sentie l’odeur corporel de votre compagnon ? (ici, je vais parler aux couples hétérosexuels car le sujet est la reproduction)
Pas celle de son parfum, mais celle qu’il laisse sur ses vêtements, l’odeur de sa peau. J’espère ne pas être la seule personne, à avoir dormi avec un t-shirt de mon copain quand il n’était pas là ? 
A adoré l’odeur de sa peau au point de vouloir clairement le bouffer ? (le côté animal peut vite nous rattraper, et c’est parce que sur certains points nous n’en sommes
pas si éloignés).

L'intelligence hormonale

Il y a des odeurs qui nous plaisent et d’autres qui nous dégouteraient presque…pour choisir l’homme avec lequel une femme souhaite se reproduire (objectif perpétuer l’espèce humaine,
on parle de biologie ici) c’est exactement pareil : il y a des hommes qui sentent plus ou moins bons s’il est envisageable de se reproduire avec ou pas.
C’est l’intelligence hormonale.
Est-ce que vous connaissez l’étude du “T-shirt mal-odorant”?
Steve Gangestad et Randy Thornhill de l’Universite du Nouveau Mexique ont étudié pendant plus d’une décennie les liens pouvant exister entre la symétrie des hommes
et leur comportement sexuel. Ils ont découvert par exemple que les hommes présentant des traits symétriques étaient considérés par les femmes comme ayant des visages plus séduisants.
Il est évidemment possible que les femmes puissent détecter visuellement la symétrie , tout simplement en dévisageant un homme, mais la plupart des déviations d’une symétrie parfaite
sont trop subtiles pour être détectées de cette manière.
Gangestad et Thornhill ont pensé que l’odeur d’un homme pouvait être une bonne indication de la symétrie et des qualités qui en sont à l’origine (bonne condition physique, bons gènes).

Pourquoi l'odeur ?

Parce que les recherches ont montré que, pour une femme, l’odeur est très importante dans l’évaluation de son partenaire potentiel.
Ils ont donc émis l’hypothèse que les femmes pourraient préférer d’autant plus les odeurs d’hommes symétriques que leurs chances de concevoir sont élévées.
Je vous passe les détails du déroulement de l’étude (pour avoir tous les détails : lire l’intelligence hormonale p 71-72).
Résultat : les femmes au pic de fertilité de leur cycle ont trouvé les odeurs des hommes symétriques plus séduisantes que celles des hommes moins symétriques.
Le choix stratégique femelle, que l’on retrouve chez les rongeurs, les canidés et le singes, est également un comportement humain.
Les femmes au pic de leur fertilité montrent une préférence pour certains traits chez leurs partenaires, dont le rôle sous-jacent est de transmettre des gènes de haute qualité à
leur progéniture.
Suite à plusieurs autres études, l’oestrus humain – semblable à l’état de chaleur observé chez les animaux depuis des millénaires – est bien réel.
Ces découvertes prouvent également, que c’est la femelle qui choisie le mâle avec lequel elle souhaite se reproduire et tout ce que cela implique afin de créer
une descedance plus saine et plus résistante, avec des immunités plus fortes.
Aujourd’hui, des centaines d’études montrent que les cycles hormonaux ont en effet sur le corps des femmes, leur cerveau, leurs émotions, leurs préférences, ainsi que leurs relations.
Si je vous ai mis l’eau à la bouche avec ces fragments d’études et leurs résultats, je vous invite à vous lancer dans la lecture de l’Intelligence cachée des hormones de Martie Haselton.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Share via
Copy link
Powered by Social Snap